« Same, same… But different ».

C’est très Viet de… manger 20 fois par jour.

C’est très Viet de… t’indiquer une fausse direction pour ne pas perdre la face.

C’est très Viet de… « faire une erreur » sur l’addition. 

C’est très Viet de… cuisiner assis dans la rue en face de chez soi.

C’est très Viet d’… acheter des billets de tombola régulièrement.

C’est très Viet d’… aller au karaoke.

C’est très Viet de… faire du badminton dans l’impasse en fin de journée.

C’est très Viet de… te demander si tu es marié(e).

C’est très Viet d’… emmener sa copine… au parc… le soir… sur sa moto.

C’est très Viet de…  s’habiller avec pleins de trucs qui brillent.

C’est très Viet de… décorer son bureau.

C’est très Viet de… se cacher du soleil.

C’est très Viet de… répondre a son téléphone en pleine séance de cinéma.

C’est très Viet de… t’offrir un thé chaud ou froid dans n’importe quel endroit.

C’est très Viet de… mettre des boulettes de viande dans un croissant.

C’est très Viet de… boire de la bière pendant le repas.

C’est très Viet d’… orner tout monument religieux de néons de couleurs.

C’est très Viet de… n’écouter que des chansons de variété vietnamienne.

C’est très Viet de… trouver tout ce que tu veux et bon marché.

C’est très Viet de… vendre des cacahuètes a 7:00 du matin, en criant en bas de chez toi.

Une flopée de pingouins débarque à Saïgon

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« Du nouveau pour nos amis qui aiment la batavia… »

Le Viêt Nam…

Un pays riche en traditions et en boustifaille folklorique… Un pays rythmé par sa vive spiritualité… Un pays… Une autre planète. De nombreuses différences. Culturelles et politiques.

Et surtout… Un pays florissant de surprises au quotidien…

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Voici pour vous, de nouvelles catégories :

Dans la série « C’est très Viêt de… » J’ai décidé de vous relater les différences en matière de comportements. Différences qui marquent notre quotidien.

Dans la série « Image drôle ou drôle d’image…? » J’ai décidé de vous illustrer tout ce que le pays nous offre au jour le jour.

A bientôt !

Phú Quốc

Après avoir passé quelques jours dans l’archipel Con Dao, nous avons continué notre périple sur l’île de Phú Quốc. Il s’agit de la plus grande île du Viêt Nam (80 000 habitants), dotée d’une superficie de 585 km² pour 50 km de longueur. Phú Quốc est marquée par une étendue de terre rougâtre constellée de cocotiers, forêts et plages de sable blanc. Longtemps prisée par le Cambodge, et donc synonyme d’importants litiges territoriaux, Phú Quốc est une île sous autorité Vietnamienne et encore très sauvage malgré un puissant développement touristique. Par ailleurs, de 1967 à 1972, un camp de détention de prisonniers de guerre (40 000 détenus) portant sur 400 hectares a été construit. L’île est également et plus joyeusement connue pour la qualité (et l’odeur…) de sa sauce au poisson ; six millions de litres y sont produits chaque année.

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Phú Quốc. 1er Jour.

Une fois le prix de la chambre négocié, nous nous mettons en route (sur cette fameuse terre rougâtre) en longeant la côte Sud. Après une pause au Musée de la Perle (où j’ai en l’occurence joué avec un singe), une panne de moto, et des chemins rocailleux, nous arrivons sur une plage somptueusement paradisiaque. La plage de Bai Khem.

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Naturellement, nous y passons l’après-midi. Festins de poissons grillés. Jus de coco. Sable chaud. Eau à 25-30°. Paysages époustouflants. Petite pensée à tout le monde en France :-)

Le soir, nous avons mangé « Chez Carole ». Enfin, chez Denis plutôt. Ah, Denis. Un sacré personnage. Parisien pure souche venu s’installer au Viêt Nam en 1992. Il est en effet très commun de rencontrer des étrangers qui habitent ici depuis de nombreuses années, mais qui au départ n’étaient venus au Viêt Nam que pour des vacances.

Phú Quốc. 2ème Jour.

Pour bien commencer la journée, certaines personnes font du jogging. D’autres se prennent un bon bol de café ou se préparent des tartines de nutella. D’autres encore aiment se livrer à une session Yoga. Et bien nous, nous nous faisons masser sous les cocotiers, les lits posés sur le sable blanc, avec le son de la mer frôlant nos oreilles. Corps huilés. Muscles décontractés. Yeux plissés. Sourire bêta. Un réveil tout en douceur…comme on les aime.

La partie Nord Est restant difficile d’accès (zone occupée par les autorités Vietnamiennes), nous décidons de découvrir le Nord Ouest de l’île et la plage de Ong Lang. C’est en empreintant un chemin en terre particulièrement abrupt (nous étions légèrement perdus également) que nous finissons par trouver le Bo Resort – qui n’à « que la nature à offrir » – dixit la responsable de l’hotêl. Je tiens à préciser que nous avons incroyablement bien mangé. Galettes de riz au poisson cru mariné au citron et au gingembre.

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Pour repartir, nous sommes passés par un petit village de pêcheurs, des chemins folkloriques et avons traversés plusieurs petits villages au milieu de la jungle. Terre rougâtre. De la végétation. Beaucoup de végétation. Des enfants qui jouent au ballon le long des maisons. Marécages. Quelques chantiers. Et encore de la végétation.

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Après un magnifique coucher de soleil, une « Saïgon beer » et un repas bien consistant, nous sommes évidemment retournés chez notre ami Denis, pour finir notre weekend sur une glace et un Ricard.

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Le fou…

Depuis notre arrivée à l’appartement, nous avons été confronté à plusieurs nuisances sonores. Les motos. Les motos. Les claxons des motos. Les Vietnamiens qui se lèvent au levé du soleil (5h30 du matin). Les « co-co-ri-co« . Les Vietnamiens qui frappent sur les murs à coups de marteau. Les Vietnamiens qui chantent au réveil. Les Vietnamiens qui écoutent la télé sur puissance maximale.

Malgré ces nombreux désagréments, il y en un qui m’affecte tout particulièrement et que je n’ai pas cité. Il s’agit d’un cri strident qui retentit chaque matin dès l’aube. Je n’arrive pas à distinguer si ce cri provient d’un animal ou d’un humain… Il me semble cependant qu’il s’agit d’un humain. Un fou ?

Malgré de nombreuses tentatives à chercher l’origine de ce cri insupportablement mystérieux, je n’ai toujours aucunes réponses à ce jour. Mais qui est « Le fou » ??? A quoi ressemble-t-il ?? Est-ce possible de lui jeter de l’eau par dessus le balcon pour le faire taire ??

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Ce cri est tellement inimitable et strident qu’il m’irrite au plus haut point. « EEhhhaaeu ! EEhhhaaeu ! EEhhhaaeuuuuuuuu ! » Il existe quelques variantes selon son humeur. « AAAhheeeuuuu ! EEEEEEEhhhhhhhh ! » Ou encore. « Aouuuuuuhhh ! Aouuuuuuhhh ! Aouuuuuuuuuuuuuuuuhhh ! »

Naturellement, je suis devenue très matinale. Contre mon gré.

Le fou… Un cri. Un mystère. Un truc qui rend DINGUE !

Le Việt Nam… Un apprentissage.

L’apprentissage en question commence dès la sortie de l’arrêt-au-port de Saïgon, où de nombreux Vietnamiens se jètent sur toi pour attirer ton attention vers leurs services de taxi. Il existe les taxis traditionnels tels que nous pouvons les connaître, mais également des « taxis-moto », communément appelés « xe om« . Et donc… Il ne faut jamais prendre un taxi sans avoir préalablement négocié le prix de la course !

La premier choc est visuel et sonore. La circulation. Des motos qui grondent. Des motos en contre-sens. Et des motos partout…

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Le deuxième choc est olfactif. Les odeurs de viandes grillées. Les odeurs de riz bouilli. Et les odeurs de la rivière…

Enfin, le troisième choc relève davantage du comportement des gens. Personne ne s’énerve. Personne n’est agressif. Et personne ne s’énerve…!

Malgré la foule de moto-bikes envahissant la ville, les Vietnamiens sont des personnes très « zen ».

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Leur notion du temps est différente de la nôtre. Ici, on est pas pressé. Ici, on ne court pas dans les rues. On ne marche même pas dans les rues ! En effet, même pour parcourir 500 mètres, on se déplace en vélo, moto ou voiture. Telle est la façon de vivre des Vietnamiens. C’est même mal vu, d’un point de vue social, de marcher sur les trottoirs.

Lorsque je suis arrivée à Saïgon il y a plusieurs semaines, j’ai eu le sentiment d’attérir sur une autre planète… Comme si j’avais été parachutée dans un film devant apprendre mes textes, savoir où me positionner face à la caméra, et observer les autres acteurs pour jouer mon rôle. Le choc culturel est tellement intense que tu te rends réellement compte de la différence qu’au bout d’une dizaine de jours.

Un autre choc : la mode vestimentaire. Les femmes sont habillées en « pyjama » de soie.

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Pyjamas à fleurs. Pyjamas à rayures. Et pyjamas à motifs… Je peux tout à fait comprendre cet engouement pour cette matière légère au vue d’un climat tropical et humide. Mais de là à trouver ça « in« … J’ai même vu une femme en « pyjama » avec une veste de costume noire !!

Il est désormais temps d’aborder le choc culinaire. Choc tout aussi intense et folklorique. Riz frit. Poulets (forts maigrelets) au citron vert. Riz bouilli. Boeuf au « pot au feu ». La phở (soupe traditionnelle de nouilles à base de farine de riz se mangeant à n’importe quelle heure – n’importe où). Poisson blanc bouilli au céleri. Riz. Rouleaux de printemps. Calmars frit. Crevettes étuvés au lait de coco. Le Banh xeo (chaude crêpe jaune croustillante dans lequel dorment des pousses de sojas, des tranches de porcs et des crevettes). Riz. Riz. Riz. Et Riz… Riz le matin. Riz le midi. Riz l’après-midi. Riz le soir. Riz la nuit ?

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Quant à la nourriture plus exotique… Des mamelles de chèvre grillées. Du cobra. De la cervelle de singe. Du python. De la chauve-souris. Des insectes grillés. Du chien. Du chat. Et autres trouvailles « grillables »…

Le dernier choc et pas le moindre. La pauvreté.

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Des cabanes en taule. Des gens vivant sur un bout de trottoir. La saleté (les Vietnamiens ne comprennent pas le respect pour l’environnement et la nature, car ce n’est pas leur priorité première…). Des gens qui te sollicitent à chaque coin de rue pour que tu leurs achètes « n’importe quoi ». Les Vietnamiens ont toujours quelque chose à te vendre au premier abord ! Ce qui m’a particulièrement affecté les premiers jours est la différence sociale que peut sous-entendre la différence de couleur de peau. Le regard qu’on te jète lorsque tu vas au « Ben Thanh Market ». Regard qui se traduit de la sorte : « Tu es Occidental. Donc tu es riche. Donc tu dois m’acheter quelque chose pour m’aider à vivre »…

Terminons sur une note plus colorée. Saïgon est une ville très animée.

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Beaucoup de restaurants. Beaucoup de bars. Beaucoup de magasins. Beaucoup d’étrangers. Beaucoup de p****. Beaucoup de boîtes de nuit. Beaucoup de « beauty salons ». Beaucoup de « centres de massage ». Ce qui m’amène à conclure sur la Grande (avec un grand « g ») notion du « Service » (avec un grand « s ») des Vietnamiens. Prenons quelques exemples. Tu entres dans un « beauty salon ». Tu demandes un « shampoo ». On t’offre 25 minutes de massage cranien en plus. Ensuite. Tu entres dans un magasin. Tu regardes les vêtements. On te suit partout au cas où tu aurais besoin de quelque chose. Enfin. Tu entres dans un restaurant. Tu regardes le menu. On vient te voir pour te proposer de commander les plats appréciés. Dernier exemple. Tu cherches désespérément un xe om pour te déplacer. On s’arrêtera pour t’emmener où tu veux aller (même si on ne sait pas par quel chemin prendre).

C’est ça, l’esprit Viêt. !


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